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21 octobre 2016 • Créer sa boutique en ligne

Comment se lancer dans l’e-commerce en Belgique ?

Comment se lancer dans l’e-commerce en Belgique ?

Beaucoup d’articles s’adressent aux e-commerçants français, pas aux belges francophones. Pourtant le contexte pour se lancer dans la vente en ligne diffère en Belgique. Concrètement, comment s’organise ce secteur chez nos voisins du nord ? Qui peut aider un belge francophone à ouvrir un e-shop ? Faisons le point sur les dispositifs d’aide pour les e-commerçants en Belgique : associations, formations, subventions, consultances, incubateurs.

L’e-commerce : 7% du commerce de détail en Belgique

65% des internautes belges (entre 16 et 74 ans) ont passé au moins une commande en ligne en 2015, selon l’enquête TIC 2016 ménages et individus de la DG Statistique du SPF Economie. Si ces chiffres sont légèrement inférieurs à ceux observés dans les pays limitrophes, le rattrapage est en cours.

Plus de 10% des e-acheteurs belges ont commandé plus de 5x en ligne au cours des 3 derniers mois, et un ménage dépenserait en moyenne 2 388 €/an en ligne selon l’enquête réalisée par COMEOS. L’e-commerce atteindrait ainsi un peu plus de 7% du chiffre d’affaires du commerce de détail.

Taux de croissance des e-commerçants entre 20 et 30%/an

Selon une récente étude du secteur de l’e-commerce en Belgique, le nombre d’e-commerçants BtoC a triplé entre 2008 et 2014. 2/3 des e-commerçants belges exercent sous le statut d’indépendants. 95% ne sont pas employeurs. Rien qu’au niveau des pure-players BtoC (qui vendent aux consommateurs exclusivement en ligne), le nombre d’emplois directs et indirects est de l’ordre de 10 000.

Anvers constitue le principal pôle belge: la métropole et sa périphérie concentrent plus de 20% des e-commerçants belges. Côté francophone, les régions de Tournai et de Liège se distinguent par leur dynamisme en la matière.

Pour se lancer dans l’e-commerce, l’entrepreneur peut disposer de multiples appuis :

Les fédérations de l’e-commerce en Belgique

3 fédérations professionnelles déclarent rassembler le secteur de l’e-commerce :

  • COMEOS, qui rassemble les principaux acteurs de la grande distribution, dispose d’une section “e-commerce”. Elle compte essentiellement des membres actifs comme “click & mortar” dans le domaine du “retail”;
  • BECOMMERCE, historiquement la 1e fédération belge en ce domaine, rassemble probablement le mieux l’écosystème et le plus d’e-commerçants pure-placers : des belges, mais aussi des e-shops néerlandais actifs en Belgique. Elle organise régulièrement des colloques et a lancé depuis plusieurs années le label “BE COMMERCE” et fait partie de l’association européenne “e-commerce Europe”;
  • SAFESHOPS, la plus récente des fédérations, qui vise à renforcer la confiance du consommateur grâce également à un label de qualité. Elle organise chaque mois des séances d’information appréciées par les e-commerçants, d’autant que ces réunions se réalisent souvent… dans des brasseries.

Côté francophone, des initiatives informelles d’échanges de bonnes pratiques entre e-commerçants ont lieu sous la forme d’apéros-ecommerce, tous les 2 mois environ. Avec le soutien du think tank “Cap Numérique”, 2 sections sont en place : pour les e-commerçants des régions de Liège-Namur-Luxembourg, ainsi que pour les régions de Hainaut-Brabant.

Les labels “e-commerce” belges

Le SPF Economie (anciennement Ministère de l’Economie) a publié une liste des labels e-commerce en Belgique censés garantir la qualité des produits et services ainsi que la fiabilité des commerces en ligne.

Les cours et formations en e-commerce en Belgique francophone

La Fédération Wallonie-Bruxelles propose depuis 2002 un “Bachelor en e-Business” (niveau Bac +3) , diplôme officiel qui est maintenant décerné dans la Haute Ecole de la Province de Liège, la Haute Ecole Condorcet à Tournai, et à l’EPHEC à Bruxelles. Près de 100 diplômés sortent chaque année de cette filière multi-disciplinaire combinant cours d’économie, de marketing, de langue, de droit et bien entendu de technologie. Des formules en cours du soir existent également, axées plus sur les aspects techniques (Bachelor en informatique de gestion).

Des diplômes spécialisés de niveau Master commencent à voir le jour. L’un d’entre eux est dédié au marketing direct à HEC-Liège, et un autre au “Webmarketing & Ecommerce” dans l’Ecole privée #SUPDEWEB – ECS à Bruxelles.

A côté de ces enseignements, une offre importante de formations professionnelles existent, via les Centres de compétences (EVOLIRIS, TECHNIFUTUR, TECHNOFUTURTIC, TECHNOCITE, TECHNOBEL). Epinglons l’offre très dense proposée par TechnofuturTIC qui propose des formations en présentiel ainsi aussi en e-learning pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans la vente en ligne, de même que des formations spécialisées en e-marketing, en Community Management, en Prestashop, en gestion de projets,…

Par ailleurs, les organismes de formation en alternance IFAPME (en Wallonie) et EFP (à Bruxelles) organisent une formation qualifiante “entrepreneur en e-commerce” (248 h), en cours du jour ou en cours du soir, de même que des formations plus courtes en soirée.

Enfin, des formations privées “Bonnes pratiques pour se lancer dans l’e-commerce” sont organisées chaque semestre à Liège.

Les subsides à la consultance et à la réalisation d’un e-shop

La Région Bruxelloise accorde aux indépendants et PME des primes à la consultance allant jusqu’à 50%. L’organisme public “Impulse” diffuse une liste d’experts. Il n’est toutefois pas obligatoire de faire appel à ceux-ci. Un dossier d’aide doit être introduit préalablement.

En Région Wallonne, un dispositif d’accompagnement plus important est proposé aux indépendants et PME par les pouvoirs publics :

1. Une aide à la consultance (jusqu’à 80% et jusqu’à 60 000 €) pour la mise en place de son projet d’e-business (étude de marché, détermination de la stratégie en ligne, rédaction du cahier des charges, choix du prestataire, conseils lors du lancement,…), mais aussi pour être conseillé dans l’optimisation de son e-shop (amélioration de la rentabilité, changement de plateforme, développement à l’international,…). Le recours à un consultant agréé RENTIC est requis. En cas de lancement d’une nouvelle activité, une bourse de pré-activité (12 500 €) peut être préalablement sollicitée.

2. Une aide à la réalisation de la plateforme d’e-commerce : 50% des frais et jusqu’à 15 000 € de subventions à condition que le site d’e-commerce permette la transaction en ligne et propose au moins 2 langues différentes.

3. Une aide à la consultance en e-marketing pour s’étendre à l’étranger (50% de subventions pour des missions d’expertise jusqu’à 5 jours par un consultant agréé).

Dans tous les cas, un dossier d’aide doit être préalablement déposé auprès des pouvoirs publics.

Informations en ligne sur l’e-commerce

A noter en Wallonie, l’existence d’un portail public d’information assez dense sur l’actualité du numérique, édité par l’Agence wallonne du Numérique, une revue en ligne spécialisée “Regional-IT”, ainsi que quelques blogs : RETIS, DEFIMEDIA, “Marketing on the beach”,…

Les incubateurs, couveuses d’entreprises, business angels

Outre les associations et regroupements informels d’e-commerçants déjà cités, plusieurs structures de lancement entrepreneurial existent : voici une liste des incubateurs bruxellois. à Bruxelles. En Wallonie, aucune liste publique ne paraît actuellement exister en ligne. Citons le CEI Louvain, Leansquare, Cap Innove, Nest’up, WSL, La Factury, Microsoft Innovation Center,…

Outre ces incubateurs, proposant des conseils mais aussi généralement un espace de bureau mis à disposition, il existe également des structures d’accompagnement à l’autocréation d’emploi (SAACE). Ces organismes sont agréés pour aider le demandeur d’emploi à concrétiser un projet entrepreneurial et pour assurer un rôle de couveuse pendant une partie de la première année d’activité. Plusieurs intercommunales de développement économique aident également les porteurs de projets (ex: INFO-PME IDEA à Mons-Borinage). Citons enfin les structures publiques d’investissement dans les PME.

Cet article a tenté de rassembler un maximum de liens utiles (en 2016) pour le futur entrepreneur en e-commerce. N’hésitez pas à signaler d’autres ressources utiles.

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