07 septembre 2016 • Actualités

L’essor du e-commerce au service de la restauration, la recette du succès !

L’essor du e-commerce au service de la restauration, la recette du succès !

Avez-vous participé aux 835 millions de transactions effectuées sur internet par les Français en 2015 ? En 2016, les Français ont dépensé 69.4 milliards d’euros sur internet, soit 14% de plus par rapport à 2014 et ces chiffres ne font qu’augmenter depuis. On estime un potentiel de croissance de 10% entre 2015 et 2016 !

Ce n’est pas pour rien que les Français ont élu Amazon, le site e-commerce par excellence, comme étant leur magasin préféré en 2015. Mais cela signifie-t-il pour autant que, bientôt nous ne nous déplacerons plus en magasin pour effectuer nos achats ? Et qu’en sera-t-il du secteur de la restauration, notre fleuron national ? Au travers de cet article, je vais tenter de répondre à ces questions en abordant les thèmes relatifs à la relation entre le e-commerce et la restauration : la FoodTech, la livraison de plats à domicile, l’achat d’ingrédients et de matériel de cuisine ou encore le succès des « food-box ».

La FoodTech

Vous avez peut-être récemment entendu parler du terme de « FoodTech » mais pour ceux qui ne connaissent pas sa signification, laissez-moi vous éclairer sur le sujet. En quelques mots, la FoodTech rassemble tous les acteurs, principalement les start-ups, qui utilisent le numérique au service de la chaîne alimentaire, ou « de la fourche à la fourchette ». Ce sont très majoritairement des initiatives impliquant la création d’une application mobile et d’un site de e-commerce.

Comme tout succès récent, on peut se demander si cet engouement pour la FoodTech est éphémère : s’il s’agit d’une bulle potentiellement « éclatable » ou s’il va perdurer et changer totalement la manière de nous restaurer. Mais le fait est que la FoodTech est indéniablement une opportunité pour la France car nous avons la chance de bénéficier de producteurs très à cheval sur la qualité de leurs produits et des consommateurs souvent à l’affût de bons plans culinaires. Mais cela implique-t-il pour autant la fin de l’industrie de la restauration traditionnelle ?

Les levées de fond récentes dans la FoodTech en quelques chiffres :

  • En 2015, 5 milliards de dollars ont été investis dans la FoodTech, soit autant que de 2004 à 2014.
  • Deliveroo a levé 170 millions de dollars en 2015 et vient à nouveau de lever 275 millions de dollars (Août 2016).
  • Frichti a levé 12 millions d’euros au bout de 7 mois d’existence.
  • 82 opérations de levée de fonds ont été recensées en Europe dans le secteur : huit dépassaient les 50 millions d’euros.
  • Delivery Hero, a réalisé une première levée d’un montant de 287 millions d’euros, avant de lever 496 millions d’euros.

Deliveroo, Frichti, Delivery Hero… si ces noms ne vous disent rien, sachez que je ne manquerai pas de vous en parler un peu plus loin.

Dans la FoodTech, on peut distinguer de multiples sous-catégories. En voici quelques exemples :

  • L’AgTech, ou le numérique au service de l’agriculture. J’ai découvert GrowUp, une initiative outre-Manche à la recherche de solutions pour cultiver mieux et plus proche du consommateur. Par exemple, ils ont eu l’idée d’avoir recours à l’ « Aquaponics » : on associe la culture des plantes à l’élevage des poissons, ainsi les nutriments rejetés par les poissons nourrissent la plante. Cela permet de faire des économies en eau d’arrosage des plantes et de ne pas avoir recours à des engrais artificiels. Ingénieux, non ?
  • La food science, ou l’innovation dans la recette en elle-même : la marque Feed propose une expérience nouvelle à ses consommateurs, le principe étant « 1 bouteille = 1 repas complet ». La marque offre à ses clients une expérience de « ready to drink » qui peut se substituer à un repas sans manquer des apports nutritionnels recommandés.
  • Les services de livraison à domicile : plats préparés, plats en kits, etc.
  • Les sites de e-commerce alimentaire : livraison de courses, d’accessoires, gadgets etc.
  • La lutte contre le gâchis alimentaire : Optimiam, qui met en relation les enseignes de la grande distribution et qui font part à leurs consommateurs des réductions dues à l’échéance de la date de péremption et ce, via une application mobile.
  • L’accompagnement personnalisé nutritionnel : avec le site wecook.fr, vous pouvez bénéficier de l’aide de diététiciennes et recevoir des menus adaptés à vos envies.

Dans la même lignée que la FoodTech, le secteur de la « WineTech » se développe de plus en plus. Comme exemples de start-ups WineTech, il existe WineAdvisor ou Dénicheur de Vins, les applis qui vous permettent de commander la bouteille de votre choix en envoyant la photo de son étiquette. Le succès de la FoodTech et de la WineTech tient à l’hyper personnalisation des services proposés, ce qui plaît au consommateur qui se sent compris et accompagné dans son achat.

La livraison de plats à domicile

Il existe deux types de structures livrant à domicile en matière de restauration : la première étant la livraison de plats sortant tout droit des restaurants que l’on connaît déjà et la seconde étant la livraison de plats préparés par des chefs internes à l’entreprise.

Dans le premier cas, vous connaissez certainement ces start-ups à succès investissant beaucoup dans leur communication : Foodora, Deliveroo, Foodchéri ou Allo Resto. Ce dernier a d’ailleurs pour slogan « La cuisine d’un restaurant, le confort de la maison. », mettant ainsi l’accent sur la recette de leur succès : accessibilité, rapidité et qualité. C’est aussi le cas du géant allemand du secteur Delivery Hero, dont le concurrent principal est Just Eat (la traduction originale d’Allo Resto), présent dans 34 pays !

Pour ces entreprises, il s’agit plus de business orienté vers l’exécution et la logistique que de véritable cuisine. Et c’est en cela qu’elles diffèrent de la seconde catégorie de livraison de plats à domicile : celles qui cuisinent et livrent à la fois. Nous pouvons citer, entre autres, Frichti et Nestor qui ont alors fait le choix de maîtriser toutes les étapes du service offert à leurs consommateurs.

La sortie récente de Take Eat Easy sur le marché nous démontre les limites de ce système à fort potentiel mais pas sans risque : la start-up a souffert de son hyper-succès (comme 20% des start-ups en général) et a donc dû récemment mettre la clé sous la porte, faute de source de financement. La concurrence dans le service de livraison de plats à domicile est aujourd’hui très féroce : on le constate facilement sur le web : lorsque l’on tape « Take Eat Easy » sur la barre de recherches Google, on tombe en première ligne sur une annonce de Foodora. Coïncidence ? Je peux vous assurer que non.

La livraison de plats à domicile est donc devenu en quelques mois un secteur ultra concurrentiel et les entreprises doivent trouver les meilleures stratégies pour mieux se différencier, que ce soit en matière de communication ou de diversification des services et des plats proposés.

À cheval entre la livraison de plats à domicile et le e-commerce pur, il existe des services de livraison de kits de plats à préparer : on apporte chez vous la recette, les ingrédients et c’est à vous de jouer ! Ce n’est plus un scoop, les Français aiment bien manger mais ils apprécient aussi beaucoup cuisiner, ce n’est donc pas étonnant que le concept de livraison de kits de plats à préparer y soit un succès. Les Commis, la start-up de référence dans ce domaine qui vend des kits réfrigérés pour réaliser des recettes de grands chefs, l’a bien compris et a pour ambition d’atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires d’ici deux ans. Voici quelques autres noms de marques livrant ces kits de cuisine, alliant le goût pour la cuisine et les bons petits plats fait maison : Quitoque, Foodette, Cook Angels ou encore l’américain BlueAppron qui a levé 600 millions de dollars !

Acheter son équipement de cuisine sur internet

Avec l’essor de l’intérêt de la population pour la cuisine et le mieux-manger, les e-commerçants du secteur se multiplient. Ainsi, les consommateurs peuvent trouver sur internet tout ce dont ils ont besoin pour cuisiner : ingrédients, accessoires, gadgets, etc.

Par exemple, avec La Ruche qui dit Oui, vous pouvez vous faire livrer fruits, légumes, pain, fromage, viande et même bière des producteurs de votre région. Cette entreprise tient son succès au fait qu’elle allie les bienfaits des nouvelles technologies avec son site e-commerce et répond aux exigences des clients qui tendent à se remettre à acheter et manger local.

La start-up Prêt à Pousser a quant à elle misé sur l’originalité en proposant à ses clients d’acheter et de planter son potager (champignons, herbes aromatiques, etc.) au cœur même de sa maison. Le consommateur ne recherche pas vraiment à faire des économies en achetant leurs produits mais cela prouve qu’aujourd’hui, beaucoup sont prêts à payer plus cher pour des produits ou des services de qualité. En bref, le comportement des Français tend à consommer moins mais mieux.

Acheter ses ingrédients en magasin n’est plus une évidence et les férus de cuisine peuvent trouver leur bonheur très facilement sur les sites spécialisés de e-commerce. Grâce au web, les amateurs de cuisine n’ont plus aucune limite, tant au niveau du matériel que des produits en eux-mêmes. En effet, nous n’avons plus à voyager pour avoir accès à des épices indiennes ou des pâtes italiennes : elles s’invitent chez nous en un clic, ce qui était loin d’être aussi facile il y a plusieurs années de cela.

Les « food-box » et les « wine-box »

Pour ceux qui ne connaissent pas les « box », il s’agit d’un abonnement mensuel à une petite boîte pleine de produits spécialisés que l’on reçoit par courrier. Dans le cas des food-box ou des wine-box, le consommateur reçoit des produits gravitant autour de la gastronomie et du vin.

Généralement, le thème change tous les mois, ce qui permet d’offrir une expérience d’achat unique au consommateur qui paye pour se faire surprendre. Un des autres intérêts d’une box est que les marques proposent des articles que l’on ne trouve pas facilement dans le commerce.

Pour citer deux exemples de ces box à la mode : Le Petit Ballon, qui vous livre deux bouteilles de vin et un carnet d’informations sur leur dégustation, et Kitchen Trotter qui propose un tour du monde des saveurs avec un pays différent à chaque box.

Pour avoir personnellement expérimenté les box, j’adore le principe ! On a l’impression que c’est Noël tous les mois et que ce que l’on reçoit est gratuit (alors que les box ont bel et bien été payées au préalable). C’est aussi une super idée de cadeau lorsque l’on est en manque d’inspiration, il suffit d’abonner un(e) ami(e) à la box dont le thème pourrait lui plaire. Et c’est génial parce qu’il y en a vraiment pour tous les goûts ! De plus, la sensation de trouver sa petite box dans notre boîte aux lettres, alors qu’on avait oublié son arrivée, est très agréable. En bref, on est toujours surpris par sa box et rarement déçu !

La question qui se posait était de savoir si l’e-commerce allait transformer totalement le visage de la restauration classique. Sans crier à la fin de cette industrie, il est certain qu’il est son avenir et les restaurants ont tout intérêt à suivre le mouvement pour ne pas disparaître. Il ne tient qu’à eux de faire preuve de créativité s’ils veulent faire face à cette e-concurrence. Heureusement, internet et tous les nouveaux outils technologiques dont notre époque dispose nous offre des possibilités infinies de réinventer le monde de la restauration. Restaurateurs, je vous invite à être optimiste : le monde change et l’adaptation est la clé de votre succès !

Cet article vous est proposé par Les Commerçants, partenaire de la caisse connectée de la start-up AddictGroup.

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