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29 novembre 2013 • Ressources et Formations

Témoignage de e-commerçant – Candice de la boutique « Elisa Fair » présente son parcours et ses choix…

Cette semaine je vous propose de découvrir l’évolution de la boutique « Elisa Fair »(anciennement MyTikkaShop).
Candice nous avait déjà accordé une première interview il y a tout juste 3 ans, j’ai souhaité revenir vers elle car son expérience peut apporter beaucoup à notre communauté !

Bonjour, c’est la deuxième fois que nous vous interviewons sur ce blog, c’est plutôt bon signe, non ?

Oui, plutôt :-)

 

Avez-vous rencontré des difficultés depuis la mise en ligne de votre boutique, si oui, lesquelles ?

Quand j’ai créé la première version de ma boutique en 2008, celle-ci tournait sous Virtuemart. A l’été 2010, à cause d’une grosse faille de sécurité, j’ai décidé de migrer ma boutique sous Prestashop, et c’est à ce moment que vous m’aviez interviewée pour la première fois. J’étais très contente de cette migration, mais au fil du temps, ma version de Prestashop est devenue obsolète. Début 2013, après avoir demandé plusieurs devis auprès de prestataires, j’ai réalisé que cela me coûterait beaucoup moins cher de refaire une nouvelle boutique en partant de zéro sur une version plus récente de Prestashop, plutôt qu’essayer de mettre à jour ce qui existait déjà ! Et cette montée de version était indispensable, ne serait-ce que pour pouvoir bénéficier d’options devenues entre temps obligatoires d’un point de vue légal, comme faire figurer la date estimée de livraison sur le site conformément à la loi Chatel, ce que ma vieille version de Prestashop ne faisait pas par défaut.

L’idée de refaire une nouvelle boutique s’est imposée car il s’est également avéré que mon offre manquait de clarté (arborescence du catalogue peu efficace) et mon référencement naturel était médiocre, dû à ma relative méconnaissance du sujet lorsque je me suis lancée en 2008. C’était finalement l’occasion de revoir ma copie et de refaire un travail propre.

 

Votre boutique a t’elle subi un lifting depuis ses débuts ou est-ce quelque chose que vous avez planifié ?

Ma boutique vient de vivre son deuxième gros lifting, puisque le « déménagement » – et donc l’ouverture de la nouvelle boutique – a eu lieu à la rentrée 2013. Cela n’était pas du tout planifié, d’autant plus que le changement de design a été accompagné d’une modification du nom via la création d’une nouvelle marque, d’un changement d’url, et d’une restructuration complète de l’offre de produits.

 

Avez-vous modifié votre stratégie et vos plans de communication ?

Concernant la stratégie de vente, ma boutique présente désormais deux marques, rassemblées au sein d’un même univers. D’un côté, il y a la marque MyTikkashop qui continue de proposer des accessoires « utiles » comme les housses pour tablettes, smartphones et plein d’autres types de pochettes, et de l’autre la marque Elisa Fair - qui donne également son nom à la nouvelle version de la boutique – qui est davantage orientée « cadeaux » avec des bijoux fantaisie et des illustrations. Je précise au passage que je ne fais pas de revente et que je crée et fabrique moi-même tous les articles que je vends.

Pour améliorer le référencement, je prête désormais une attention particulière à la rédaction des fiches produits afin d’éviter le duplicate content, qui était l’un des points noirs de mon ancienne boutique. Je fais également attention à rajouter régulièrement des nouveautés et à bien nommer mes visuels, ce qui a rapidement porté ses fruits puisqu’en trois semaines d’existence, ceux-ci apparaissaient déjà en première page des recherches d’images sur Google sur des mots clés ciblés. Afin de récupérer un peu de trafic pendant ces premiers mois de lancement, j’ai également mis des produits sur une place de marché mais pour l’instant ça ne porte pas encore ses fruits, je ferai un nouveau point quand la période de Noël sera passée.

Au niveau de la communication, j’ai ciblé plusieurs blogs spécialisés en rapport avec mon activité, que je prévois de contacter dans les jours et semaines à venir. Cela avait plutôt bien fonctionné pour m’amener du trafic qualifié lors des premières années d’existence de la boutique précédente, et d’expérience j’ai pu constater que cela était bien plus efficace que d’essayer de placer des produits ou d’obtenir des articles dans la presse écrite.

 

Votre structure a t’elle évolué, avez-vous fait appel à des partenaires extérieurs ?

En 2012, suite à de grosses commandes passées par un acteur de la grande distribution, j’ai travaillé ponctuellement avec des couturières qui sont venues agrandir l’équipe de fabrication. Mais l’expérience, bien qu’intéressante, ne m’a pas donné envie de poursuivre dans cette voie et j’ai préféré me concentrer sur la vente en ligne et la revente aux structures de plus petite taille. Je préfère travailler seule et j’aime gérer mon activité de A à Z sans intermédiaires ni salariés, car c’est un mode de fonctionnement qui convient davantage à mon caractère.

 

Avez-vous constaté une progression au niveau de vos ventes, de vos visites et de votre taux de conversion (pouvez-vous nous donner des chiffres si ce n’est pas trop indiscret) ?

Avec les grosses commandes de l’année dernière, j’ai dû fermer la boutique en ligne pendant plusieurs semaines et à deux reprises dans l’année pour me consacrer à la fabrication, ce qui a été catastrophique en terme de référencement et d’image de marque. Comme il n’y avait plus ou peu de nouveautés, la boutique semblait à l’abandon et le référencement s’est vite dégradé. Les ventes de la boutique en ligne au dernier trimestre ont tout de même permis de redresser la barre, mais en 2013, probablement aussi à cause de la conjoncture économique, les ventes ont beaucoup baissé par rapport aux années précédentes, avec un « pic » vers le bas entre avril et juin.

En terme de chiffres, sur l’année 2012 j’ai eu un panier moyen autour de 30€, un taux de conversion entre 1 et 3% selon les mois, une moyenne de 150 visiteurs par jour et un C.A. de 14K€. Ces chiffres ne concernent que la partie vente en ligne, pour l’équivalent d’un temps partiel (2 à 3h de travail effectif par jour). Je précise que j’ai d’autres activités en tant que travailleur free-lance en parallèle.

Comme ma nouvelle boutique ElisaFair.com, qui a pris le relais pour revendre les produits de mon autre marque MyTikkaShop, n’est en ligne que depuis un mois, je ne peux pas encore donner de chiffes. Le nombre de visites est encore très bas, mais il augmente progressivement au fil des semaines, ce qui est plutôt encourageant.

 

Quel est, selon vous, le secret pour « perdurer » dans le monde du e-commerce ?

Le « minimum syndical », c’est d’avoir une offre claire, des nouveautés fréquentes, des avis clients positifs et une boutique fonctionnelle qui inspire confiance. Une présence sur les réseaux sociaux et l’envoi – si possible régulier – d’une newsletter est indispensable pour garder un lien avec les clients, car il est plus facile de faire revenir un client fidèle que d’en acquérir de nouveaux. Il faut également se tenir au courant des tendances du e-commerce : aujourd’hui, avoir un site qui s’affiche aussi bien sur mobile, tablette et écran d’ordinateur n’est plus un luxe, c’est une nécessité compte tenu des nouveaux usages.

 

Merci à vous Candice d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, votre témoignage aidera les e-commerçants dans leurs choix et directions à prendre.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience d’e-commerçants avec notre communauté, n’hésitez pas à commenter cet article !

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