5 signes qui montrent que vous n’avez pas encore commencé à hacker votre croissance

Publié par Mehdi Coly sur le Blog ecommerce de WiziShop dans la rubrique Ressources pour E-commerçant, le mardi 7 novembre 2017 | Aucun commentaire

Vous êtes-vous parfois demandé pourquoi, en l’espace de quelques semaines, une start’up montée par 2 personnes dans leur salon pouvait bouleverser un marché entier, générer des millions d’euros de chiffre d’affaires, ou encore créer une différence très nette avec ses concurrents ?

La réponse tient en 2 mots : Growth hacking. Littéralement : « le hacking de la croissance ».

signe-commencer-growth-hacking

Le growth hacking consiste à adopter une disposition mentale complètement différente de celle de l’entrepreneur « classique », en appliquant 3 principes :

  • Ne pas planifier : travailler uniquement pour améliorer le chiffre d’affaires de la semaine précédente.
  • Automatiser votre acquisition
  • Imaginer des hacks inédits pour contourner les règles et les limites habituelles de votre business

Le growth hacking est donc une méthode très différente du webmarketing traditionnel. Voici les 4 signes qui montrent que vous n’êtes pas encore passé au marketing internet moderne.

1er signe : Vous n’utilisez pas d’UTM

SI la notion d’UTM vous est complètement étrangère, c’est qu’il y’a urgence à revoir en profondeur la façon dont vous concevez l’acquisition de clients sur votre site.
Les UTM (acronyme de Urchin Tracking Module), sont des URL permettant de « tracker » (suivre) la provenance d’un internaute donné, afin de mesurer précisément le coût d’acquisition de ce prospect.

Pour simplifier, une UTM, c’est une URL avec une « capacité spéciale », qui est de pouvoir retrouver, dans Google Analytics et dans d’autres logiciels de tracking, la provenance exacte de chaque utilisateur arrivé sur votre site en cliquant sur cette URL.

Imaginons par exemple que vous ayez conçu une campagne de publicité sur facebook, pour vendre le produit « alpha ». Plutôt que d’indiquer, comme URL de destination des prospects cliquant sur la pub facebook, l’URL « https://votresite.com/alpha », vous allez vous rendre sur l’outil de conception d’UTM de Google, et créer l’UTM de cette page de destination.

Pour cela, il vous suffit de vous rendre ici : https://ga-dev-tools.appspot.com/campaign-url-builder/, et de remplir les différents champs du formulaire :

utm-builder-growth-hacking

Une fois que vous avez créé cette UTM, en vous rendant dans votre compte Google analytics, vous pourrez savoir exactement ce que chaque canal d’acquisition a produit comme conversions. Par exemple, si vous envoyez 2 e-mailings distincts, vous pourrez savoir exactement le chiffre d’affaires produit chacun de ces e-mails.

Mais il y a mieux.

En utilisant un logiciel de tracking individuel, tel que le logiciel de référence « Autopilot », vous pourrez identifier chaque client ayant créé un compte sur votre site, afin de lui proposer un parcours utilisateur adapté à sa provenance et son comportement au sein de votre site internet.

Par exemple, un utilisateur venu de Facebook en raison de son intérêt pour une promotion donnée (clic sur une publicité portant l’UTM reliée à cette promotion), mais qui n’aura finalement pas passé de commande, pourra être relancé par e-mail avec d’autre promotions sur des produits similaires, ou avec la même promotion mais présentée sous un autre angle.

2ème signe : Vous n’utilisez pas Zapier

Zapier est le logiciel dédié à l’automatisation de vos tâches répétitives. L’idée générale de Zapier est de réaliser des « ponts » entre deux logiciels, de façon à automatiser des actions que vous réalisez d’habitude « à la main ». Le principe de fonctionnement est simple : « lorsqu’il se passe telle chose dans tel logiciel, alors déclenche telle action dans tel autre ».

Prenons quelques exemples.

Lorsque vous recevez des e-mails de clients contents, vous pouvez passer pas mal de temps à les classer dans une liste pour leur demander des témoignages ou pour leur envoyer des promotions spéciales. Avec Zapier, vous pouvez définir une règle du type : « Si j’applique le label « client content » à un e-mail reçu sur ma messagerie gmail, alors extraire l’expéditeur de ce message et l’ajouter dans une liste Google Sheet ». De cette façon, pour ajouter un utilisateur à une liste vous n’aurez plus qu’un seul geste à faire : appliquer le label « client content » dans votre messagerie.

Autre exemple : vous souhaitez constituer une liste de personnes qui partagent vos contenus sur les réseaux sociaux. Avec Zapier, vous pouvez créer une automatisation du type : « Lorsqu’un de mes tweets est retweeté, extraire le nom de la personne ayant retweeté, et l’ajouter à une liste google sheet.

Vous pouvez également utiliser Zapier pour automatiser des messages à vos clients. Par exemple, lorsqu’une personne s’abonne à votre newsletter, vous pouvez déclencher un message de bienvenue via Mailchimp ou tout autre logiciel d’e-mailling connecté à Zapier.

Zapier est une solution sans limite : chez Mazen par exemple, nous avons automatisé nos rapports financiers, notre veille sur les réseaux sociaux, ou encore l’implémentation de nos prospects dans notre CRM.

3ème signe : vous planifiez une stratégie digitale.

Dans la vidéo ci-dessous, vous découvrirez pourquoi le fait de planifier des actions de marketing digital est une erreur. Le growth hacking consiste à l’inverse à refuser la planification pour lui préférer des tests nombreux et successifs :

4ème signe : Vous respectez les règles habituelles du business

On vous a appris depuis toujours à respecter des règles « intangibles » :

  • La seule façon d’acquérir une base de mails est de convaincre les gens de vous laisser leurs coordonnées sur votre site
  • Ne pas faire rédiger de contenus SEO offshore (Madagascar…) car le contenu doit être de qualité
  • Utiliser des logiciels d’e-maillings pour faire vos e-maillings.
  • Envoyer des in-mails dans Linkedin, c’est payant

Avec le growth hacking, vous pouvez vous affranchir de ces règles, à condition de les penser de façon différentes et plus intelligentes.

Constituer des listings d’e-mails BtoB sans acheter de base de données
En BtoB, il est légal d’envoyer des e-mails non-sollicités. Il reste néanmoins très déconseillé d’acheter des bases de données, car celles-ci sont, en général, truffées d’adresses « piégées », qui servent aux fournisseurs d’accès pour détecter que vous avez acheté la base de données que vous exploitez.

Vous pouvez vous constituer une base d’e-mails ciblés en utilisant un hack très peu connu (inventé par notre équipe, mais comme on est sympas, on vous le partage) :

  1. Installez le plugin chrome « Moz Bar »
  2. Tapez sur Google un mot-clé définissant la cible que vous allez démarcher. Par exemple : « agences de voyage Lyon ».
  3. Dans la Moz Bar, cliquez sur le bouton « export SERP analysis to CSV ». Vous obtenez un fichier CSV (excel) comprenant la liste des noms de domaine positionnés dans le résultat de votre recherche google.
  4. Rendez-vous sur le logiciel « Hunter ». Ce logiciel permet, à partir d’une liste de noms de domaine, de récupérer les adresses e-mals connues existant pour ce domaine.
  5. Utilisez la fonction « bulk import » pour importer votre fichier CSV et obtenir la liste de tous les e-mails correspondant aux noms de domaines contenus dans ce fichier… Et voilà, le tour est joué ! Vous pouvez maintenant envoyer des e-mails ciblés sur cette base.

Ne pas toujours utiliser de logiciel d’e-mailling pour vos e-maillings
Lorsqu’un e-mail est envoyé via un logiciel d’e-mailling, les messageries telles que Gmail vont quasi-systématiquement le classer dans la catégorie « promotion » voire « spam ».

C‘est pour cette raison que, quelle que soit la qualité de votre envoi, vous dépassez rarement les 30-40% de taux d’ouverture.

Un conseil : utilisez Gmail pour envoyer vos e-mails marketing. Avec des extensions tels que Mail Merge ou Ultradox, vous pourrez obtenir des scores de délivrabilité supérieurs à 70% (nous avons même vu du 90%…).

Evidemment, si vous envoyez de grosses quantités d’e-mails (supérieur à 20K), cette solution peut être plus fastidieuse à mettre en œuvre, car vous devrez répartir les envois dans le temps.

En SEO, content is king : vous n’externalisez pas la rédaction off-shore
Positionner un contenu de mauvaise qualité en tête de Google est quasiment impossible en 2017. Néanmoins, il existe des techniques permettant d’utiliser des contenus de plus faible qualité pour « pousser » le positionnement de contenus de meilleure qualité. Un bon référenceur est avant tout un expert capable d’utiliser les ressources existantes au mieux.

Dans un site e-commerce, il est impossible de créer dès la première année, des centaines de contenus tous aussi qualitatifs les uns que les autres. Entre les fiches produits, les pages de catégories et les articles de blog, vous aurez fort à faire.

Plutôt que d’utiliser des contenus dupliqués issus des fichiers des fabricants, vous pouvez faire appel à des agences offshore pour réécrire les pages produits, afin qu’elles soient simplement différentes des descriptions déjà utilisées ailleurs sur le web, et ainsi éviter du contenu dupliqué. Vous pouvez aussi faire rédiger à ces agences des contenus que vous ne ferez pas apparaître dans votre arborescence, ni même dans votre blog, mais qui serviront à créer des liens internes pertinents entre eux et en direction de vos pages catégorielles essentielles. Utilisez la méthode du cocon sémantique et en quelques semaines, vous disposerez d’un ensemble de contenus avec un maillage intelligent et sémantiquement ultra pertinent pour Google… En attendant que vous puissiez rédiger tous les contenus du site vous-même en très haute qualité, vous commencerez à vous positionner sur de nombreux mots-clés, à moindre frais et à moindre temps passé.

Envoyer des in-mails dans Linkedin, c’est payant
… Jusqu’au jour où vous découvrez l’outil de growth hacking Linkedin Helper. Ce logiciel, pour moins de 50€/an, vous permet de contacter automatiquement des personnes correspondant à une recherche donnée, et d’engager la conversation avec elles. Une fois le premier contact réalisé avec des centaines de personnes, ce sont, statistiquement des dizaines de discussions que vous allez pouvoir initier… Sans y avoir consacré plus de 30 minutes, pour le paramétrage du logiciel…

Avec ces quelques petits exemples, vous aurez donc compris que le growth hacking correspond tout simplement à une philosophie d’actions différentes. Plutôt que de planifier de grandes stratégies, le growth hacking se matérialise par des séries de petites actions dont on va pouvoir mesurer avec précision les résultats. S’affranchissant des idées reçues, le growth hacker utilise des outils accessibles à tous pour imaginer une façon plus efficace et moins coûteuse de gérer le marketing internet.

Pour pouvoir maintenir la rentabilité de son e-boutique, il est essentiel, pour un e-commerçant, de maîtriser l’esprit et les outils du growth hacker. Pour cela, nous vous conseillons, en particulier, la formation growth hacking d’Optimiz.me :

Aucun commentaire
Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <blockquote cite=""> <em> <strong>

Ne perdez plus de temps ! Testez WiziShop dès aujourd'hui...

L'essai est gratuit pendant 15 jours, sans engagement et vous donne accès à l'ensemble des fonctionnalités.

TESTER WIZISHOP