L’Open Source est-il réellement synonyme de liberté ?

Publié dans Blog ecommerce > Etudes le mardi 27 août 2013 | Par Vanessa | 9 commentaires

Je vous propose aujourd’hui de continuer ma série de billets commencée la semaine dernière. Pour rappel, je m’occupe d’accompagner les différentes agences web qui souhaitent créer les sites de leurs clients avec WiziShop. Depuis plusieurs mois, je m’interroge sur leurs problématiques et sur les outils qu’ils ont actuellement à leur disposition. Mercredi dernier, j’ai commencé à dresser un tour d’horizon des solutions ecommerce open source utilisées par les professionnels du web.

Cette semaine, j’aimerais que nous allions un peu plus loin dans notre réflexion. Si une grande majorité de professionnels se tournent instinctivement vers de l’open source, cela signifie-t-il pour autant qu’ils ont raison ? Est-ce que l’Open Source est réellement la solution à tous les projets de leurs clients ? Y’a t-il des contraintes à prendre en compte ? Nous pourrions même nous poser cette question, un peu polémique mais que je trouve justifiée : « Est-ce que l’Open Source est vraiment synonyme de liberté ? » …

 

Développer un site ecommerce en Open Source coûte-t-il trop cher ?

Cette première question peut paraitre étonnante, car de prime abord, l’Open Source est souvent considéré comme « gratuit ». Oui, il n’y a pas de licence à payer pour utiliser la solution mais l’agence web doit prendre en compte bien d’autres facteurs lorsqu’elle concocte son devis :

  • L’installation
  • L’optimisation de la solution
  • La couche graphique
  • Les modules supplémentaires souhaités par le client
  • Le développement nécessaire pour intégrer tout cela
  • L’hébergement du site

Le problème que j’ai aperçu en sondant quelques agences web habituées à travailler avec de l’Open Source, c’est qu’au fur et à mesure que la solution se développe et se perfectionne, le degré de complexité technique grimpe en parallèle. L’agence est donc forcée d’embaucher de réels spécialistes techniques de la solution et d’allonger les temps de développement minimum. Bien entendu, cela se ressent fortement sur les tarifs qu’elle va devoir annoncer à son client. Un site assez basique sous Prestashop vendu il y a quelques années aux alentours de 5 000€ doit désormais être facturé 8 à 10 000€ pour que l’agence entre dans ses frais. Et là on ne parle pas de projets complexes qui peuvent bien évidemment grimper jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros…

Mais ce tarif plancher d’environ 8000€ est-il en adéquation avec le marché ?

Là encore, vu le nombre de sites marchands produits chaque année par les agences web, freelances, agences de communication, on peut se dire que cela n’est pas forcément un frein. Mais si on creuse plus, on peut se demander :

1. Est-ce que les agences n’auraient pas encore plus de clients si les tarifs de développement étaient moins importants ? J’en ai rencontré plusieurs qui m’ont exposé le fait qu’elles refusaient des clients qui n’avaient que 4 à 6 000€ de budget. Pas assez rentables pour elles.

2. Est-ce que certains clients de ces agences qui ont un budget serré ne pourraient pas utiliser leur argent autrement ? Imaginons que le client ait 15 000€ de budget. L’agence va lui proposer un site à 10 000€ et 5 000€ d’actions marketing (SEO, accompagnement, Community Management, Adwords…). Ne croyez vous pas que l’agence et le client seraient plus heureux si le budget de création du site était de 5 000€ et le budget communication de 10 000€ ? Moi je suis convaincue que le client développerait mieux sa boutique et que l’agence y serait également gagnante. Pas vous ?

Je vais aller encore plus loin dans ma démonstration. Tenez vous bien ! Si l’on prend les chiffres récents de la FEVAD, on constate que 95% des boutiques en ligne françaises génèrent moins d’un million d’euros de ventes par an. Vous serez d’accord avec moi pour dire que nous avons donc 95% de moyens, petits et très petits sites ecommerce sur le marché. La moitié d’entre eux ne dépassera jamais les 100 transactions par mois.

Pour résumer, on a donc d’un côté un marché composé principalement de petites structures et de l’autre des agences web obligées de faire payer des sommes importantes à leurs clients. Ma question de départ n’est donc peut être pas si ridicule. On peut vraiment se demander si le marché et l’offre qu’on lui propose « collent » réellement entre eux, n’est-ce pas ?

 

Le site est créé. Et après ?

L’agence et le commerçant se sont mis d’accord pour un budget pour le développement et la mise en ligne du site, en fonction des besoins de ce dernier.
Le commerçant qui trépignait d’impatience, peut enfin activer sa boutique et se lancer à corps perdu dans le monde complexe et hyper concurrentiel d’Internet et du e-commerce en particulier…
Jusque là tout va bien, nous sommes dans une relation commerciale « normale »…
Mais imaginons une seconde que des événements complètement imprévus interviennent ? Prenons quelques exemples et posons-nous ensemble quelques questions :

Que se passe-t-il si le commerçant contacte de nouveau l’agence parce qu’il souhaite faire évoluer sa boutique ?
Parce que, bien entendu, après quelques semaines/mois d’activité et à regarder ce que proposait la concurrence, il aimerait bien lui aussi bénéficier de nouvelles fonctionnalités qui pourraient lui permettre de mieux animer sa boutique et peut-être vendre plus…

  • Est-ce que le commerçant avait prévu ce nouveau budget ? (achat de module + installation de la part de l’agence)
  • Est-ce que l’agence, qui sera certainement en train de travailler sur d’autres projets, aura de la disponibilité pour lui ?
  • Est-ce que les délais annoncés par l’agence, correspondront aux attentes du commerçant ?
  • Est-ce que les nouvelles fonctionnalités que l’agence va lui installer vont être compatibles avec les autres modules du site ?

Que se passe-t-il si quelques semaines après le lancement de la boutique, la solution Open-Source sort une mise à jour ?
Le client va prendre connaissance de cette mise à jour sur son back-office, il va forcément se tourner vers son agence pour pouvoir en profiter. Comme tous les autres clients… Au même instant…

  • Évidemment cela pose des questions d’organisation au sein de l’agence. Pourra t-elle réaliser la mise à jour pour ses 10, 50 ou 200 clients ? Sous quels délais ?
  • Comment le client va-t-il réagir quand l’agence va lui annoncer qu’il faut intervenir durant plusieurs heures, voir plusieurs jours, sur sa boutique ? Avait-il prévu ce budget ?
  • On peut raisonnablement imaginer que les modules mis en place sur la boutique ne fonctionneront plus… ce qui risque d’agacer l’agence et de faire grimper l’addition…

Que se passe-t-il si au bout de quelques semaines le client trouve un bug lié à la solution Open-Source ?
Le client de l’agence ne va pas se tourner vers Magento, Prestashop ou RBS Change. Non, il n’a pas de relation directe avec la solution Open-Source et devrait s’acquitter d’une prestation de support auprès d’elle si il le souhaitait vraiment. Il va donc s’adresser naturellement à son agence…

  • L’agence a t-elle mis en place un système de suivi par ticket ? Est-elle en mesure de traiter ses bugs ?
  • Plus généralement, est-ce le rôle de l’agence d’assurer ce suivi technique ?
  • Pendant combien de temps devra t-elle être l’interlocuteur du commerçant ? Les jours suivant le lancement ? Les premiers mois ? Pendant des années ? Si on multiplie par le nombre de clients de l’agence, cela peut rapidement devenir une activité extrêmement chronophage…

Que se passe-t-il si le site marchand augmente considérablement son trafic ?
L’activité commence à sérieusement décoller et l’hébergement prévu au départ ne suffit plus. Le marchand va, là encore, se tourner vers son agence pour trouver une solution.

  • Commençons par le commencement. A l’origine, l’agence a-t-elle tout fait pour optimiser le site ? La compression des CSS et javascripts, la mise en cache, l’optimisation HTML, les réglages et mises à jours du serveurs… L’hébergement est un métier complexe et qui doit être adapté à la solution technique. Est-ce que l’agence peut se permettre tout se travail de fond ? Ou est-elle obligée de sur-dimensionner son hébergement (et les coûts qui vont avec bien entendu !) ?
  • Combien de temps faudra t-il à l’agence pour arriver à augmenter les tuyaux ? Quel sera le coût supplémentaire pour le marchand ?
  • Si il y a un besoin temporaire (grosse campagne de communication, soldes, fêtes de fin d’année, passage au JT de 13h – Jean Pierre si tu nous lis, tu as le bonjour du comté Niçois -…), l’agence pourra t-elle répondre aux besoins dans un temps extrêmement court ? A t-elle imaginé un hébergement flexible ? Pas évident… Cette réactivité sera certainement réservée aux plus grosses agences et aux plus gros budgets… Le commerçant ne va donc pas pouvoir profiter de ce fabuleux coup de projecteur ?

 

Qu’est-ce que la liberté ?

En guise de conclusion, et comme c’est la rentrée la semaine prochaine, je vous pose cette question philosophique… Vous avez 2h pour me rendre votre copie !
Si l’on en croit notre ami Wikipédia, un logiciel Open-Source est un logiciel libre. Ou plutôt un logiciel qui est proposé par le biais d’une licence d’utilisation libre.
Mais avec toutes les questions posées précédemment, je me dis que la liberté semble s’arrêter là !

Si l’on se place au niveau du marchand, cela a un coût élevé. Il a donc moins de liberté par la suite pour faire ses actions marketing et des améliorations sur son site.
Si l’on se place au niveau de l’agence, cela lui ajoute un grand nombre de contraintes : la complexité technique (difficulté de recrutement, difficulté à marger, difficulté à évaluer le temps de travail), l’hébergement à prendre en compte, les mises à jours nombreuses à répercuter, des éventuelles failles de sécurité rapidement exploitées car publiques ou encore le support technique à prendre en charge.

Alors, bien évidemment, vous allez me dire que la liberté qu’offrent les solutions open-source réside dans la possibilité de faire du sur-mesure, d’ajouter son propre code PHP, de mettre les mains dans le cambouis. Ok, c’est un argument recevable. Mais combien d’ecommerçants ont-ils réellement besoin que leur agence leur développe une fonctionnalité unique et sur-mesure ? 5% ? 10% des projets tout au plus ?
De là à conclure que 90% des projets réalisés en Open-Source par les agences web ne devraient pas l’être… Il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas ! En tout cas pas cette semaine ;)

La semaine prochaine je vous donne rendez-vous sur ce blog pour débattre ensemble de ce que serait la solution ecommerce idéale pour les agences web. Une solution qui permettrait peut-être de gagner en liberté et de mieux répondre aux attentes du marché… En attendant, n’hésitez pas à me laisser votre avis sur ce billet et à donner votre point de vue sur toutes les questions que j’ai pu évoquer (et elles sont nombreuses !).
Bonne semaine à tous et à toutes !

 

9 commentaires pour "L’Open Source est-il réellement synonyme de liberté ?"
Par SimplementNat le mardi 27 août 2013

Bonjour,

Excellent article !

Juste pour préciser : la liberté est pour le développeur, ou tout au moins celui qui à la compétence.

Le marchand n’est jamais libre tant qu’il n’a pas la compétence. Le fait que son fournisseur utilise une solution libre ne change pas grand chose… la liberté de changer de fournisseur ? Il l’a quoi qu’il arrive.

Faire un commentaire
Par Yoan le mardi 27 août 2013

Pour avoir longuement travaillé sur une solution e-commerce libre (Thelia), j’ai quelques remarques à faire.
Tout d’abord, j’aimerais mettre le doigt sur le fait qu’Opensource et Logiciel libre ne sont pas forcément identiques : http://yoandemacedo.com/index.php?post/2010/11/09/Logiciel-libre-et-logiciel-opensource.

Ensuite sur le fond de l’article, je suis d’accord sur certains points mais pas sur tous.
Concernant la montée en charge, les problématiques de mise à jour, tu as raison.
En revanche, je vois très régulièrement des projets en tant que consultant e-commerce qui demandent une fonctionnalité particulière, un comportement particulier. Très souvent, il est difficile de réaliser ces adaptations avec du SaaS malheureusement.

Pourtant, je ne fais pas du tout le procès du SaaS car je trouve cette façon de fonctionner très pratique. J’aime d’ailleurs beaucoup Wizishop.
Une solution qui réussirait à mélanger SaaS mais avec la possibilité de brancher des modules « sur mesure », de changer un maximum de comportement serait vraiment un bon en avant (peut-être que vous travaillez là dessus).

Faire un commentaire
Par Yoan le mardi 27 août 2013

Petit souci avec le lien posté : http://bit.ly/f4nY4A

Faire un commentaire
Par Webbax le mardi 27 août 2013

Hello,

Assez d’accord avec l’article, enfin si j’étais marchands je pense que je commencerais par utiliser une solution Saas pour me faire la main.

Les marchands que je rencontre me parlent chacun de problématiques différentes, pourtant ce ne sont pas des « big entreprises » et pourtant très vite, il faut déjà entrer en mode « customization » sur des problématiques spécifiques et malgré tout, sur des solutions « tout en un, online » il est difficile d’arriver à ses fins.

A mon sens il s’agit d’un éternel débat, car c’est aussi un problème de comportement… il y’a énormément de clients « sans le sous » qui choisissent l’open-source… et ce n’est pas forcément le bon deal, si tout doit-être réalisé par l’agence, car le client va passer à la caisse à chaque fois.

De l’autre côté le client peut se tourner vers la solution packagée online… mais qui ne correspond pas véritablement à ses besoins, mais qui est en accord avec son budget….

Quel est le meilleur deal ? Ahaha… à méditer

Faire un commentaire
Par CVMH le jeudi 29 août 2013

Je suis entièrement d’accord sur le fait que, pour un « petit » projet e-commerce, consacrer les 2/3 du budget au développement du site, laissant ainsi que très peu de ressource au marketing, c’est pas l’idéal! Pour un budget de 15K dont 10 seraient dédiés au développement, cela laisse très peu de place au référencement naturel, Adwords et autres actions utiles.
Pour autant, s’il s’agit réellement d’un « petit projet », il y fort à parier que le budget de développement puisse rester circonscrit autour de 5K. Ce qui laisse alors 10K pour le marketing! C’est ainsi que mon agence pratique(http://www.agence-web-cvmh.fr/tarifs-creation-sites-internet/).
Les agences web travaillant de façon régulière avec des plateforme comme Presta, sont en capacité de travailler rapidement sur des projets relativement standards, ces fameux « petits » projets. Si les 5K ne suffisent pas, c’est probablement que le projet intègre des besoins spécifiques, sur mesure, besoins auxquels une solution SaaS ne sera probablement pas en mesure de répondre.
Outre cet aspect, si le site e-commerce génère un CA d’environ 30K par mois, le coût du mode SaaS dépassera souvent largement celui d’un site e-commerce basé sur une solution open-souce. Donc, si le client souhaite faire évoluer son site et qu’il s’adresse à son agence, cela ne lui coûtera pas forcement plus cher.
De là à conclure que le mode SaaS ne serait pertinent que pour les sites qui vont générer que très peu de chiffre d’affaire?…
Pour finir, un client qui investi 5K dans son site e-commerce et 10 K dans le marketing, est un client propriétaire. La solution d’hébergement (qui peu d’ailleurs être une solution flexible, évoluant en même temps que le trafic du site) ne représentera qu’un enjeu financier faible. Contrairement au coût d’une solution SaaS dont le montant serait indexé au CA.
Tout en m’étant informé sur Wizishop qui est une très bonne solution, je pense que votre article pose de très bonnes questions mais les réponses méritent peu être quelques complements (côté agence web) pour être plus objectif …
En tout cas, bravo pour ce billet!

Faire un commentaire
Par Etienne le vendredi 30 août 2013

A mon avis le sujet est traité trop vite afin de mettre en avant votre solution.

Je ne remets pas en cause la qualité de votre produit ni sa méthode de vente, et vous recommande d’ailleurs aux prospects qui veulent se lancer avec peu de moyens et/ou peu de besoins techniques sur mesure.
Mais suite à ce titre aguicheur, il aurait fallu comparer l’open-source à des solutions E-commerce payantes à développer également, et pas à votre modèle clé en main.

Nous n’avons jamais fait une boutique qui ne nécessite pas des développements sur mesure; je ne prétends pas que ce soit obligatoire mais loin d’être négligeable.

Que se passe-t-il si le commerçant contacte de nouveau l’agence parce qu’il souhaite faire évoluer sa boutique ?
-> Que se passe-t-il si le commerçant souhaite une fonctionnalité que Wizishop ne souhaite pas développer ?

Que se passe-t-il si quelques semaines après le lancement de la boutique, la solution Open-Source sort une mise à jour ?
-> Tout produit demande de l’entretien (véhicule, ordinateur) il en est de même pour un outil de vente. Les (bons) prestataire informent généralement leurs clients des mises à jour et proposent des contrats de maintenance. Les bonnes solutions sont simples à mettre à jour (je me retiens de troller sur P….shop). Et dire qu’une mise à jour va systématiquement casser les modules….c’est pas honnête. (Encore une fois, il faut des bons modules).

Que se passe-t-il si au bout de quelques semaines le client trouve un bug lié à la solution Open-Source ?
-> Encore une fois les prestataires sérieux sont capables de gérer ces problèmes. Par contre effectivement ce ne sera pas gratuit, le prestataire ne pouvant assumer le coût des erreurs des autres. Il pourra par contre remonter le problème à la communauté ainsi que son correctif pour que tout le monde en profite (généralement on est plutôt dans ce cas là en open-source : profiter du travail des autres).

Que se passe-t-il si le site marchand augmente considérablement son trafic ?
-> A ce moment là, le client aura certainement besoin de plus de « sur mesure ». D’autre part il n’aura pas de problème pour financer une montée en puissance de son hébergement puisqu’il fera plus de chiffres. Sauf exception, il ne faut pas croire qu’une boutique, du jour au lendemain, multiplie ses visites par 10 et fait planter le serveur. On a largement le temps d’observer une montée progressive et prendre les dispositions nécessaires.

Enfin, amalgamer « liberté » (qui n’est pas tout à fait ce qu’on attend de l’open-source, mais plutôt « libre accès ») avec le budget com c’est un raccourci qui, personnellement, me fait sourire.

Sur ce, longue vie à Wizishop qui, je me répète, est un très bon produit, complet avec une équipe dynamique.

Faire un commentaire
Par beaulieu le vendredi 30 août 2013

Bonjour,

Cela fait 5 ans que je créé, entre autre, des sites e-commerce pour de petits commerçants, de petites sociétés, des artisans ou des artistes.

Il y a quelques temps, j’ai recensé l’ensemble des boutiques en ligne créées : 27. Par contre, lorsque je regarde celle qui existe toujours, il n’en reste plus que 19. Lorsque je regarde celles qui sont maintenues et mises à jour d’un point de vue technique, je n’en trouve plus que 5…

La principale problématique des petites boutiques est la même pour tous : le côté chronophage que représente la gestion d’une boutique en ligne. Les propriétaires de ces boutiques veulent bien investir (5000 euros en moyenne) mais ne veulent plus y toucher une fois en place autrement que pour y ajouter ou retirer des produits et pour faire des modifications mineures.

Dès lors, d’après mon expérience, mes clients se moquent que ce qui fasse fonctionner leur boutique soit open source ou non. D’ailleurs, la plupart ne sait pas le sens réel de cette expression. Ils recherchent avant tout une boutique simple à utiliser avec un « design » digne de ce nom différent de celui du concurrent.

Une parenthèse : j’ai du mal à comprendre la phrase suivante : « Que se passe-t-il si au bout de quelques semaines le client trouve un bug lié à la solution Open-Source ? ».. S’il s’agit d’un client qui est passé par une agence ou un prestataire, la question ne se pose pas car la législation oblige le concepteur ou l’installateur à garantir son travail durant un temps plus ou moins long. En ce qui me concerne, toutes mes boutiques sont garanties 6 mois, c’est à dire que si un bug apparaît, j’interviens gratuitement pour résoudre le bug.

Faire un commentaire
Par Joulé le jeudi 5 septembre 2013

D’une manière générale le logiciel libre est synonyme

- de liberté,
- d’efficacité,
- de robustesse,
- de pérennité

A CONDITION de jouer le jeu du logiciel libre c’est à dire d’avoir les compétences en interne, qui soient maintenues à jour et surtout de jouer la carte le la communauté : s’impliquer dans la vie de la communauté qui supporte ces logiciels, contribuer (financièrement ou en partageant du code), ne pas hésiter à faire appel à des experts (en les payant) pour les points qu’on ne maîtrise pas.

Si on veut tout vite, pas cher et sans se creuser les méninges, je pense que quelle que soit la solution choisie ca ne marchera pas. Libre ou pas. Au mieux on aura une solution satisfaisante à un moment T-zéro mais on devra tout refaire à partir de rien quand le besoin évoluera ou quand la société qui vous a vendu son produit « propriétaire » aura fait faillite.

Faire un commentaire
Par Géomarketing le mercredi 26 mars 2014

Les cms des open sources sont pas vraiment libre, puisqu’ils font l’objet d’attaques. Plus le cms est connu plus il est attaqué. En plus, on parle de patchs de sécurité mais encore est t-il qu’il faudrait faire des mise à jour régulièrement. et ya son coût de developpement puisque si vous souhaiter dev un site cela se limite à de l’intégration et à du paramètrage. Du coup si vous avez besoin de faire un site plus avancé il faut prendre un cms maison.

Faire un commentaire
Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <blockquote cite=""> <em> <strong>

×

Ne perdez plus de temps ! Testez WiziShop dès aujourd'hui...

L'essai est gratuit pendant 15 jours, sans engagement et vous donne accès à l'ensemble des fonctionnalités.

TESTER WIZISHOP